Les OVNIS, la conscience et l’information


Par Philippe Solal

Les consciences exogènes qui se manifestent à nous semblent s’être exonérées de l’espace et du temps et ne pas se situer dans le “plan horizontal” de notre univers, où (à ma connaissance) rien ne permet d’affirmer que les lois de la physique aient évolué. La vitesse de la lumière est une constante qui n’a pas subi de variation et ce que nous dit la science est que sur le plan horizontal de notre univers, les lois de la mécanique sont remarquablement homogènes. 


Une des thèses développée dans l’ouvrage OVNIS et CONSCIENCE, consiste à dire qu’il existe un autre plan, vertical, qui traverse le premier et qui se définit en termes de niveaux de conscience. Par quoi se définit un “niveau de conscience” ? Par la quantité d’informations dans laquelle une conscience donnée vit, se définit, baigne, organise son monde conscientiel. Beaucoup d’indices nous laissent à penser que les “consciences exogènes”, qui se jouent si facilement des lois de notre physique, maitrisent le paramétrage informationnel de notre monde conscientiel, celui qui est produit (à notre insu) par notre collectif de consciences humaines. 

De ce point de vue, les lois de la physique (de notre monde) sont assimilables/comparables à des paramètres informatiques que les consciences exogènes maitrisent totalement. Le temps est le résultat du balayage (par la conscience) de l’information, et c’est en cela qu’il est une pure illusion: le temps “vrai” est un éternel présent, où toutes les données (tous les possibles) coexistent. C’est là un des aspects de la théorie de Guillemant mais aussi d’Etienne Klein et d’autres avant eux. Philippe Guillemant propose de réinjecter de la liberté (libre-arbitre) dans ce modèle. La conscience a le choix de s’aiguiller vers une ligne de vie plutôt qu’une autre, comme sur un CD-ROM où nous avons la possibilité de choisir entre divers scénarios d’un jeu. Mais tous les scénarios sont déjà “écrits” sur le CD. Il ne reste plus qu’à les lire, la conscience étant comparable à la tête de lecture du CD-ROM. 


Le phénomène OVNI nous apprend que les consciences exogènes connaissent nos différentes lignes de vie et leur possibilité de “lecture”, mais elles savent aussi que nous pouvons faire des choix d’aiguillage, qu’elles tentent discrètement d’influencer. Elles peuvent arrêter la course du temps c’est-à-dire stopper le balayage par la conscience (d’un contacté par exemple) de l’information, et donc la lecture de sa ligne de vie: d’où les effets de “missing time” et le phénomène de “facteur oz”. Je sais que cela peut paraitre invraisemblable mais c’est ce que révèle l’analyse des cas des contactés (type Pierre Monnet).

C’est, en définitive, notre liberté qui donne sens à l’incursion des consciences exogènes dans notre monde conscientiel. Si tout était déjà écrit (comme dans un disque dur sans réécriture possible = univers-bloc figé), ces incursions n’auraient aucun sens puisqu’il n’y aurait nul contrôle à exercer, nulle influence à distiller.

Je conseille, pour terminer, la lecture de ce petit article, absolument capital, et en particulier son dernier paragraphe, là où JohnWheeler compare l’expérience des fentes de Young avec les effets de dédoublement de la lumière à travers les galaxies qui jouent le rôle de lentilles gravitationnelles. On voit bien comment l’univers dans son entier est une représentation pour une conscience, et que ce qu’il est dépend d’elle. Ce point vient conforter l’idée que toute la réalité phénoménale est une interaction entre la conscience et l’information.